Il pleut. Évidemment. Douze degrés, un gris cotonneux, et cette petite pluie fine qui ne mouille pas vraiment mais qui justifie à elle seule l'invention du parapluie. Londres, comme souvent, n'en a rien à faire, et c'est ce que je lui aime.
J'avais combiné l'affaire : un week-end londonien, puis deux jours d'Édimbourg en train de nuit. L'idée paraissait folle sur le papier. Sur place, elle s'est avérée la plus raisonnable que j'aie jamais eue.
Samedi : les marchés et les musées gratuits
Le matin, Borough Market, où le fromage se déguste en chip dégoûté de joie. Le British Museum ensuite : j'y suis restée moins pour les momies que pour la lumière des grandes verrières. Londres est peut-être la seule ville où l'on peut être réchauffé par un musée offert.
Dimanche : la pluie qui devient lumière
Dimanche matin, la pluie s'est arrêtée pile comme j'arrivais au sommet de Shoreditch. Les pavés mouillés ont avalé le ciel entier. J'ai compris la règle : ici, il faut bouger vite quand le trou bleu apparaît, car il dure onze minutes.
« Les nuages écossais sont des édredons. On ne sait jamais ce qu'ils cachent. » — le conducteur de train, avant de s'endormir debout.
Le lendemain : Édimbourg, la surprise
Le train de nuit m'a posée aux aurores sur la Royal Mile. Le château semblait flotter sur son rocher. En trois heures, j'avais grimpé Arthur's Seat dans le vent, acheté un pull en laine au mouton réellement écossais, et bu un thé face aux toits. Le guide complet de cette ville est plus haut, dans la rubrique Écosse.